J-0
- Ca y est ! Nous sommes prêts à aller chez
Jeff pour notre formation "Submatix"
et, enfin, découvrir l’engin sur lequel nous nous
posons tant de questions.
7h30
- Départ, les effluves de la veille ne peuvent cacher mon
excitation. J’ai horreur d’être en retard et
Philippe et moi traçons la route sur nos deux roues.
Jeff
nous a dit «
matos minimum
» : palmes, masque,
combi et c’est tout, le reste est fourni et pas besoin de
plombs.
8h15
- Nous avons suivi le chemin qui mène chez Jeff. Nous sommes
en avance. Demi-tour, on va prendre un café.
9h00
- Nous nous rencontrons après nos échanges de courriel
ou sur le site. Nous pouvons mettre enfin un visage sur une personne.
Le café est chaud et nous avons apporté les croissants
; la convivialité s’installe.
Échange
de point de vue, premières questions qui finissent par
fuser.
On
rentre dans le vif du sujet : la présentation du produit
et de ses variantes.
Première impression : l'appareil est compact, relativement
léger (15 kg lests compris) et il est beau, c’est
indéniable.
L’ouverture
du ventre de la bête se fait par deux
petit taquets en haut intégrés
à la coque et d’un sandow
en pied qui a pour unique fonction de sécuriser l’enclenchement
de l’ergot de pied.
L’ensemble
est homogène et presque sans surprise. Le canister
au milieu mais transparent ce qui permettra de vérifier
l’état de la chaux (changement de couleur ou prise
d’eau éventuelle).
Les sacs, je devrais dire le
sac car ce sac est unique, a deux poches qui
correspondent aux parties inspiratoire et expiratoire, transparentes
elles aussi. Attention pas de vis de purge sur le sac mais la
transparence permet de vérifier l’humidité
restante lors du nettoyage. Prévoir une petite seringue,
quand même, pour aller dans les coins.
Le
tuyau
annelé se clip par un système
simple, ce qui peut permettre d’éviter
de détériorer le pas de vis comme sur les Dolphins
par exemple, mais qui n’assure pas moins la fixation de
celui-ci. L’ouverture de l’embout est souple et peut
s’effectuer d’une main.
Deux
petites bouteilles de 2 litres sont placées
de chaque côté et s’intègrent complètement
dans la coque, robinet
de conservation vers le bas à portée
de mains lorsque le recycleur est sur le dos.
Le
lest est à demeure et bien intégré
dans la coque. Les moyens de fixations
pour les différents éléments (canister, bouteilles)
sont pratiques et simples d’utilisation.
-
Les versions :
Le
Submatix existe en trois versions :
Le ST, le XT et le SMS.
Le
ST : est la version classique de recycleur type « Dolphin
ou Ray » le principe est le même : un seul mélange
nitrox de 32 % à 80 % buse de 100 % disponible aussi, la
diffusion du gaz est assurée par des buses adaptées
aux mélanges.
Le
XT : là, plus de buses mais des injecteurs pour chacun
des gaz, ce qui permet de partir avec un mélange fond et
un mélange déco.
Et
enfin le SMS la version CCR qui permet de plongée avec
un diluant et de l’O2 à pression permanente quelle
que soit la profondeur.
La
machine de base est évolutive, et c’est un des points
essentiels de ce recycleur. Vous le faites évoluer en même
temps que votre manière de plonger.
Chaque
machine peut être fournie avec stab ou sans (si la vôtre
s’adapte) et l’oxyscan
fourni est bien plus pratique à mettre en fonction que
l’oxygauge de Dräger .
Durée de vie de la cellule 24 mois
•
300 heures de vie de batterie
• Affichage numérique clair
• Imperméable aux interférences des hautes
fréquences
-
Mise en route :
Pour
ceux qui ont déjà plongé en recycleur rien
de nouveau à l’ouest, les tests sont identiques :
soupapes
d’embout, test
positif et négatif
etc...
Plongée
en milieu naturel :
Là,
j’en vois qui disent : « enfin ! ».
-
La Plongée.
Nous
sommes sur le bateau le recycleur est prêt.
Nous
commençons par nous équiper. L’appareil est
ergonomique et se place facilement sur le dos. Les réglages
de stab effectués et le bail-out en place, ici un 6 litres
à 200 b, nous sautons à l’eau avec le détendeur
de celui-ci en bouche.
En surface le Submatix ne pèse rien.
Je change d’embout, l’ouverture est un plaisir, je
vide mes poumons et ouvre les bouteilles. C’est parti.
Le
bonheur ! Le confort est là. Malgré l'absence
de lest sur le tuyau annelé, il n’y
a aucune gêne au niveau de la bouche ; le débit est
bon sans l’effet "hamster" ; un petit réglage
de la purge et tout va bien.
J’ai beau changer de position, à part sur le dos
où le débit augmente ce qui est tout à fait
normal, aucune sensation d’arrachement de l’embout,
non plus quand je regarde vers la surface. Nous continuons à
descendre sur le nitrox 40 qui nous permet de descendre en sécurité
à 30 mètres avec un circuit ouvert, un coup d’œil
sur l’oxyscan : nous sommes encore loin des 1,6b de ppO2.Vive
la boucle, et nous descendons ; un coup d’œil sur l’oxyscan
: 1,4b. Pour une première on va en rester là.
L’esprit
s’évade dans ce monde du silence, je m’approche
d’un banc de poissons et machinalement je retiens ma respiration,
il va falloir que je me mette dans la tête que je suis en
recycleur.
Un
regard vers le manomètre : 100 b. Ca va, et cela fait déjà
30 minutes que nous somme en plongée.
Au
fait, j’ai deux manomètres car il y a deux bouteilles
j’ai donc utilisé 100b sur une bouteille de deux
litres. Je suis le champion de la consommation. Mais qu’est
ce que je vais faire de tout ce temps ?
On
retrouve là un des avantages du recycleur. Je suis néophyte
sur ce genre de matériel et mes impressions sont brutes
de sensations. J’ai essayé le Ray et nous avons à
l’association un Dolphin. Lors de ce stage sur le "Submatix"
j’ai découvert une machine fiable, légère,
simple à mettre en œuvre, sécurisante car aucune
gestion électronique. L’homme reste le décideur.
Vous me direz : « et l’erreur humaine ? ». Pour
ma part, je préfère gérer une erreur humaine
sous l’eau q’une erreur d’informatique. Agréable
à l’œil et surtout évolutive c’est
le point le plus important, il me semble, par rapport aux autres
recycleurs sur le marché dans cette catégorie.
Le
"Submatix" va sûrement être un élément
déterminant quant au développement dans les années
à venir de la plongée loisir au recycleur.
J’ai
essayé d’être le plus objectif possible dans
cet article mais il n’en reste pas moins que le meilleur
recycleur sera toujours celui que l’on a sur le dos.
Alain.